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Cuirs d'Océan valorise en cuir de luxe les peaux de poissons des Caraïbes en mettant en place un tannage végétal, respectueux de l'environnement et en

Méthodologie...

"Du temps et de la patience, il en faut à revendre."



"Rendre cette peau imputrescible."

Première étape pour Jean-Marc : rendre cette peau imputrescible. Un vrai challenge qui lui faudra des dizaines d’essais infructueux, des heures de travail et 4 années d’investigation. Mais il va réussir et fera en sorte que les peaux de colabata et de daurade coryphène se transforment à sa guise en un cuir souple, résistant qui n’est pas sans rappeler celui d’un reptile. «Dans l’avenir, j’aurai à ma disposition pas moins de dix espèces de poissons que je vais pouvoir travailler. J’ai déjà trouvé le procédé pour l’œil-de-bœuf, pas encore pour le thon marlin ou le thasard, mais c’est une question de temps».

Du temps et de la patience, il en faut à revendre. Car entre le moment où notre apprenti tanneur récupère la peau chez le poissonnier et où il obtient le résultat final, un mois s’est écoulé. Mais qu’importe, car lui et ses deux associés Pascale Chazal et Bertrand Acaries croient fermement à ce projet encore très artisanal, mais qui devrait passer à un stade semi-industriel.


Un cuir hors compétition

Il a installé son atelier dans son garage à l’arrière de sa maison à Saint-François. Chaque objet est à sa place ici l’ordre est roi. «Avec des pièces de cuir provenant d’un bœuf, vous pouvez faire un canapé, avec du cuir de la mer vous réalisez des objets d’une autre dimension comme des bracelets de montre, des anses de sacs à main, ou encore, il peut être associé à d’autres matières. C’est le projet de plusieurs designers qui ont vu le résultat de notre travail. Aujourd’hui nous donnons nos échantillons à des créateurs pour qu’ils les travaillent et nous fassent de la publicité. C’est un partenariat qui nous va bien pour commencer, car nous ne sommes pas en mesure encore de produire beaucoup. Par exemple je vais rencontrer le lunettier créateur Béatrix. Il a trouvé nos cuirs extraordinaires et c’est l’idéal pour l’intégrer dans ses montures. Il a raison Jean-Marc Meunier, car à bien y regarder, est en train d’éclore en Guadeloupe une activité de création locale haut de gamme. «Se lancer sur un produit moyenne gamme, c’est se battre sur le prix. Or, dans le luxe, la concurrence se fait sur la qualité jamais sur le prix». Il sera donc dénommé cuir de mer, plus chic c’est certain que «peau de morue», surtout lorsqu’il s’agit de démarcher de grands noms comme Chanel ou Hermès. Lesquels seraient très intéressés par ces nouvelles textures. «Un cuir lisse et imprimé, ils en ont tous. Mais une matière 100 % naturelle qui n’est pas travaillée au chrome, avec un design particulier ça change tout. Ils sont demandeurs. Nous serons présents pendant tous les grands moments de la mode comme les Fashion Week et nous présenterons le cuir marin exotique de la Caraïbe. Dans l’Hexagone, ils travaillent essentiellement les peaux de saumon, de carpe d’esturgeon, mais c’est du poisson d’élevage donc forcément plus facile pour la transformation».

#caraibesagricole

Marie-France Grugeaux Etna